Après une décision qui a fait couler beaucoup d’encre, Facebook et l’Australie semblent être arrivés à un accord historique. Pour rappel, le réseau social avait décidé de bloquer les publications portant sur des actualités locales et internationales. La cause ? Un projet de loi qui vise à obliger les géants du web à rémunérer la presse locale. Où en est l’affaire aujourd’hui ?

Dans un article de blog de Facebook, nous avons pu connaitre l’issu du bras de fer qui a suivi cette décision historique. Pour commencer, Nick Clegg, vice-président des affaires mondiales de l’entreprise, est revenu sur les fausses affirmations qu’on a pu lire. Ces dernières stipulaient que Facebook vole le contenu des journalistes à son compte. À cela le porte-parole a répondu :« Nous ne prenons ni ne demandons le contenu pour lequel on nous a demandé de payer un prix potentiellement exorbitant. En fait, les liens d’actualités ne représentent qu’une petite partie de l’expérience de la plupart des utilisateurs sur Facebook. Moins d’une publication sur 25 dans votre fil d’actualité contient un lien vers une actualité, et de nombreux utilisateurs disent qu’ils aimeraient voir encore moins d’actualités et de contenu politique. »

L’entreprise a comparé la décision du gouvernement australien de faire payer les plateforme à des constructeurs automobiles qu’on forcerait à financer des stations de radio car les conducteurs pourraient les écouter dans la voiture. 

Donc, en réponse à ce projet de loi, Facebook a décidé d’interdire le partage d’actualités en Australie.

La protection des groupes de presse face à Google et Facebook

Au coeur de ce bras de fer réside la volonté du gouvernement à protéger les groupes de presse face au quasi monopole des deux plateformes. En effet, selon The Guardian, sur 100 dollars de publicité dépensés par les entreprises australiennes, 49 allaient à Google et 24 à Facebook. Un déséquilibre qui aurait pousser le gouvernement du pays à réguler les relations entre les parties concernées.

Cette bataille menée par l’Australie est largement scrutée par d’autres pays car elle arrive au moment où des gouvernements s’apprêtent à réguler ces mêmes relations. Le pays pourrait donc devenir le premier à arriver à des accords qui seront dupliqués ailleurs.

Et justement, il y a quelques jours un accord a été signé. Avec Google d’abord, qui s’est engagé à rémunérer certains groupes de presse. Ensuite avec Facebook.

Nous apprenons alors que ce dernier prévoit désormais d’investir au moins 1 milliard $ au cours des trois prochaines années. Il annonçait déjà le mois dernier des accords avec The Guardian, Telegraph Media Group, Financial Times, Daily Mail Group, Sky New… Des éditeurs locaux, régionaux et de style de vie, figurentt également dans la liste. Ces accords portent sur l’engagement de Facebook à payer son produit Facebook News au Royaume-Uni. Des accords similaires ont été conclus avec des éditeurs aux États-Unis , et l’entreprise est en négociations actives avec d’autres en Allemagne et en France.

Finalement, est-ce qu’on ne s’apprête pas à entrer dans une nouvelle ère d’internet ? On dirait bien si l’on croit aux déclarations de Nick Clegg: « Internet a besoin de nouvelles règles qui fonctionnent pour tout le monde, pas seulement pour les grandes entreprises médiatiques. »

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